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La Lisosphère: À propos

Vous trouverez des articles qui parleront de mes influences. Des pays que je rêve de visiter à mes livres préférés en passant par les films, les chansons, les séries et les personnalités qui inspirent mon écriture au quotidien, j'espère vous faire découvrir mon univers.

La Lisosphère: Texte
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ROMAN // 1957 // SUR LA ROUTE, JACK KEROUAC

En 2006, j’ai rencontré un étudiant en littérature française. Son livre préféré ? Sur la route, de Kerouac.

Comment ? Tu n’as jamais lu cet ouvrage de référence sur la beat generation ? Non, je ne l’avais pas lu et il m’a fallu 15 ans pour me décider à acheter le rouleau original des éditions Folio.

Au programme, un périple incessant entre l’est et l’ouest des Etats-Unis. De New York à San Francisco en passant par les plaines du Nebraska et les déserts du Nevada, Kerouac nous parle d’errance, de marginaux et de soirées arrosées – oh ça oui ! –, il raconte les matins fous, le désespoir des bluesmen, les motels insalubres et les routiers qui vous prennent en stop.


Si vous cherchez un schéma de narration traditionnel ou une intrigue, passez votre route ! On est ici loin du thriller. Même les personnages ont assez peu d’importance, seul compte le rythme du récit. L’écriture foisonnante de Kerouac étourdit et donne parfois l’impression de survoler l’histoire.

Pourtant, au fil des pages-fleuves, à la lecture de ces horizons infinis, une musique lancinante commence à se faire entendre, une impression se dessine.


Celle d’être sur la route en bonne compagnie, à écouter Dean Moriarty répéter que la poésie se niche dans l’éphémère.

#kerouac #surlaroute #litterature #roman #livre #beatgeneration #beatniks #editionsfolio

La Lisosphère: Derniers articles
hygge

FAIT D'HIVER : CERTAINS L'AIMENT CHAUD !

08/09/2021 - L'automne approchant à grands pas, il est temps pour vous, si ce n'est pas déjà le cas, de découvrir cet incroyable art de vivre scandinave qu'est le hygge !

L’hiver est bientôt là. Lorsque le vent souffle dans les arbres et que la pluie cingle nos
fenêtres, la perspective d’une sortie plein air s’envole. Plutôt que de ruminer, pourquoi ne pas
en profiter pour s’accorder un moment de détente ? Nul besoin d’un chat confortablement
enroulé au coin d’une cheminée flambante pour apprécier les petits bonheurs du cocooning
d’hiver. Se lover dans un plaid douillet, enfiler un bon pull mohair et des chaussettes en pilou
peut suffire à nous combler de bonheur. Et nos voisins scandinaves le savent, avec un bon
mug fumant entre les mains, c’est encore mieux.


Le hygge, ou le bien-être à la scandinave.


Bouquiner sur son canapé. Buller dans un bain chaud. Allumer des bougies.

Ces petits moments de douceur, qui ne coûtent rien, sont loin d’être anodins pour les danois. Ils sont
même au cœur de leur mode de vie, et ça s’appelle le hygge. Peut-être parce que les hivers y
sont particulièrement rudes et sombres, les scandinaves savent mieux que personne instaurer
dans leurs maisons un climat réconfortant.

Le hygge (prononcer "hugueu"), n’a pas d’équivalent en langue française mais se rapproche
des termes « cosy » et « cocooning » empruntés à l’anglais. Le hygge évoque une atmosphère
chaleureuse et le plaisir simple de faire des choses qu’on aime, celui de rien faire, de prendre
du temps pour soi, seul ou entre amis.
Et à priori, ça rend heureux.


Selon le World Happiness Report 2017, la très sérieuse étude
lancée par les Nations unies sur le bonheur dans le monde, le Danemark est champion du
bien-vivre en Europe, et le hygge n’y serait pas étranger. Enfiler des vêtements doux et
confortables, éteindre son portable, c’est hygge. Observer un coucher de soleil, jouer avec ses
enfants, s’installer confortablement devant une série, c’est hygge. Finalement le hygge, c’est
l’art de se recentrer sur soi, ses envies, ses sens… Et le plaisir gustatif y tient une place
primordiale.


Le bonheur se vit une tasse à la main.


Au cœur de la philosophie hygge : la boisson chaude. Vin chaud, thé, chocolat, mais surtout
café, boisson favorite de nos amis danois qui en sont les quatrièmes consommateurs au
monde, voilà les incontournables d’un mode de vie hygge. On parle même de kaffehygge, tant
la consommation de café, au Danemark, est érigée en art de vivre.
Parce que l’hiver est la saison gourmande par excellence, quoi de plus envoûtant que les
arômes d’un bon café ? Quoi de plus agréable que les effluves épicés d’un thé noir lorsque
l’on s’apprête à lire un bon roman et qu’il pleut dehors ? Autour du café, plus que jamais
hiver et douceur sont liés.
Alors, prenons exemple sur nos voisins d’Europe du Nord et restons au chaud… Coffee,
sweet coffee !

La Lisosphère: Derniers articles
les 4 filles du Dr March

FILM // 1994 // LES 4 FILLES DU DOCTEUR MARCH

Pourquoi ? Ce film que j'ai revu à la télévision il y a peu de temps a bercé mon enfance.

Concorde, Massachusetts. Au beau milieu de la guerre de Sécession, alors que Monsieur March exerce la médecine sur le champ de bataille, sa femme élève et encourage les qualités morales de leurs quatre filles aux tempéraments très différents. Bien que les ressources s’amenuisent, la famille est unie et fait preuve de courage.
Tandis qu’Amy s’adonne à la peinture, la conventionnelle Meg rêve de fonder une famille et Beth pratique le piano. Entraînées par leur sœur Jo, dotée d’un caractère créatif et indépendant, les jeunes filles se déguisent et inventent des pièces de théâtre, jeux qui leur permettent d’attendre la fin de cette sombre et frugale période dans la bonne humeur.
Elles feront bientôt la connaissance de Laurie, un riche héritier habitant la maison voisine…


Un film tiré d’un roman culte, à l’esprit avant-gardiste


Chef d’œuvre majeur de la littérature américaine écrit par Louisa May Alcott en 1868, Les quatre filles du Docteur March est aussi une référence féministe qui aura accompagné l’enfance de Simone de Beauvoir. Portée par une musique enivrante et des dialogues ciselés, l’histoire, maintes fois mise en scène, n’aura jamais été plus inspirée que dans cette adaptation de 1994.
On ne manquera pas d’être fasciné par le personnage de Jo, femme passionnée, rebutée par les conventions et qui se rebelle contre une société patriarcale étouffante.
Une romance, une histoire d’amitié mais aussi un film puissant sur l’émancipation, qui traite de sujets aussi divers que la création, la témérité et l’indépendance financière des femmes comme moyen de briser leurs chaînes.
Un film aux allures de conte de Noël à ne manquer sous aucun prétexte, une ode à l’art et à la liberté, un film culte, brillant. Intemporel.

La Lisosphère: Derniers articles
Villa Nellcôte, Rolling Stones.webp

VILLA NELLCÔTE

    Chemise ouverte, il laisse le soleil le respirer. Il ne peut pas dire que le flash l’aveugle puisqu’il a les yeux fermés, mais quand il les rouvre, des dizaines de petits points blancs clignotent dans la lumière, des serpents argentés se baladent dans le ciel de la Méditerranée. Pourquoi actionner le flash en pleine journée ? C’est vrai qu’il se fait mitrailler à longueur de temps, lui et les autres d’ailleurs, mais cela ne le dérange pas plus que ça. Il est habitué à être le centre de l’attention. Si seulement le photographe pouvait couper son putain de flash. Ses yeux se posent sur son pantalon blanc. Une tache de vin forme deux bulles pourpres. C’est que ça manque de bière anglaise, par ici. Il a encore bien festoyé ce midi, le repas s’est prolongé jusqu’à 16 heures. C’est rare que la meute mange ensemble en journée. Trop de monde squatte la villa pour qu’il soit possible d’organiser deux vrais repas par jour, alors tous se contentent de sandwichs et de burgers la plupart du temps. De toute façon, ce n’est pas lui qui gère l’intendance.

    Il se lève, attrape sa guitare et gratte quelques accords. Sa lourde bague tourne autour de son doigt. Au loin, une silhouette blonde et filiforme joue sur l’herbe avec des enfants. Elle rit, elle est incroyablement belle avec ses dents carnassières, elle fait tournoyer un gosse qui ne doit pas avoir plus de six ans, les breloques autour de son cou volent dans les airs. Il se sent bien. Il aime être entouré de monde. L’alcool et la drogue sont les leviers de vitesse de son énergie, et là tout de suite il se sent en parfaite condition pour créer.

    Il s’approche de la balustrade qui surplombe la mer. Les immenses arbres originaires d’Amérique du sud et d’Asie dominent la baie. Alors que Londres est dense, sombre et brumeuse, comment aurait-il pu choisir un endroit plus différent ? Tout est plus doux, ici. Ici, il est dans une bulle. Dans cette bulle, il y a du bleu, du vert et beaucoup d’eau. L’odeur des embruns est leur quotidien depuis bientôt quatre mois. Même la mer est une vaste étendue opale quand la Manche est agitée, grise et froide. Il n’a plus la notion du temps. Seule la météo indique que l’automne est proche, l’air devient transparent. La veille, il a plu. Quelques gouttes d’orage qui ont brouillé la mer.

    La villa et ses vastes terrasses ont été édifiées sur les ruines d’une ancienne batterie militaire. Bunker. Il observe les colonnes de marbre qu’il devra quitter bientôt. Ambiance baroque. Petit château Art Déco tout en miroirs envahi de gypsies. Le blanc des dalles l’éblouit. Il envisage d’aller faire un tour en bateau lorsqu’il entend du bruit derrière lui. Il se retourne et sourit à l’enfant de huit ans qui roule un joint pour son père. Il sent que c’est la fin, entre déception et soulagement. L’été s’en va. Sous ses pieds les dalles sont tièdes.

    Après cette brève parenthèse dans le palais des glaces enchanté où personne ne dort jamais, il se rendra à Los Angeles pour quelques arrangements musicaux, puis reprendra la route et les folles tournées. On the road again baby.


Nellcôte, été 1971.

Crédit photo : Dominique Tarlé.

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